Emmanuel de Fonscolombe
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Paroles des mélodies

 
FANFARE  
 
Paroles du Baron de MEYRONNET ST. MARC  
 
Heup ! mes amis partons pour la chasse  
Déjà dans la forêt ont résonné les cors  
Le soleil luit et l’ombre s’efface  
Nos vigoureux limiers ont lancé le dix-cors.  
 
Dans tous les carrefours la fanfare résonne  
L’écho redit la voix des chiens et du chasseur  
A cheval, à cheval, ma charmante amazone  
Et qu’un baiser de toi couronne le vainqueur.  
 
Heup ! Heup ! mes amis partons pour la chasse  
Déjà dans la forêt ont résonné les cors  
Le soleil luit et l’ombre s’efface  
Nos vigoureux limiers ont lancé le dix-cors.  
 
Halali halali halali  
Volez dans l’espace  
Halali halali halali  
A nous le roi de la forêt ! 
 
Heup ! mes amis partons pour la chasse  
Déjà dans la forêt ont résonné les cors  
Le soleil luit et l’ombre s’efface  
Nos vigoureux limiers ont lancé le dix-cors.  
 
Moi je poursuis la chasseresse  
Au galop, je dis, au galop, mon amour  
Au galop, répond sa tendresse  
Un jour de chasse est un beau jour, un beau jour.  
 
 
LA CHÂTELAINE  
Ballade  
 
Paroles de Mlle. FAVIER  
 
à Sylvain ST. ETIENNE  
 
Quand la nuit descend sombre,  
Qu’à la chute du jour 
Disparaissent dans l’ombre  
Les créneaux de la tour  
Quand l’oiseau des ruines  
De son vol inégal  
Passe à travers les bruines  
Comme un morne signal  
Et que sous les ogives 
Les ombres des aïeux  
Se promènent plaintives 
Levant les yeux aux Cieux  
 
Alors tu viens pensive 
Aux créneaux de la tour  
Mêler ta voix plaintive  
Au dernier bruit du jour.  
 
Lorsque la voûte noire,  
Comme un orgue infernal  
Semble chanter l’histoire  
Du manoir féodal  
Quand la brise déroule 
La bannière à longs plis  
Comme au vent qui les foule  
Ondulent les épis,  
Et que sur la falaise,  
Où l’oiseau vient dormir  
La vague qui s’apaise,  
Plus bas semble gémir  
 
Alors tu viens pensive  
Aux créneaux de la tour  
Mêler ta voix plaintive  
Au dernier bruit du jour. 
 
 
LA DANSE DES MORTS  
Ballade  
 
Paroles du Baron d’ORDRE  
 
à Monsieur Emile LOMBARD  
 
L’airain sonore a frappé douze coups,  
Un voile épais s’étend sur la nature  
On n’entend plus que le cri des hiboux  
Le vent du nord et l’onde qui murmure.  
 
Quels sont au loin ces lugubres accords  
Il est minuit c’est la danse des morts.  
 
Un vieux berger jadis m’a raconté  
Que les ayant surpris dans leur mystère  
Il dut pour prix de son impiété  
Avec les morts danser la nuit entière.  
 
Quels sont au loin ces lugubres accords  
Il est minuit c’est la danse des morts  
 
Je m’en souviens je l’ai vu chaque fois,  
Quand il contait cette effrayante histoire,  
Se découvrir, faire un signe de croix,  
Pensant à ceux qui sont en Purgatoire.  
 
Vous qui vivez, unissez vos accords  
Et priez tous pour le repos des morts  
Il est minuit c’est la danse des morts  
Il est minuit c’est la danse des morts. 
 
 
OUVREZ  
Ballade  
 
à Félicien DAVID 
 
Ouvrez, ouvrez, ma noble châtelaine  
J’entends minuit sonner au vieux castel  
L’ombre noircit au loin la plaine  
Et l’étoile scintille au Ciel,  
Ouvrez, ouvrez.  
 
Ainsi chantait le trouvère fidèle  
Qui tous les soirs dans l’ombre se cachait  
Et sous l’ogive des tourelles  
Sans se lasser il répétait  
Ouvrez, ouvrez.  
 
Mais vint un soir un page avec mystère  
Qui dit tout bas, plus de chant, plus d’amour  
Retirez-vous pauvre trouvère  
Le châtelain est de retour  
Fuyez, fuyez.  
 
Adieu m’en vas ma noble châtelaine  
Plus n’entendrai minuit au vieux castel  
L’ombre noircit au loin la plaine  
Et l’étoile scintille au Ciel.  
Adieu, Adieu.  
 
 
LE CHANT DES BONNES  
Berceuse  
 
Paroles de PIERQUIN de GEMBLOUX  
 
à mes enfants  
 
Allons dormir il est sept heures  
La poule couvre ses petits  
En s’éloignant de nos demeures  
Les oiseaux regagnent leurs nids.  
 
La Vierge qu’avec vous je prie  
Aime lorsqu’on sait obéir  
Allons dormir pour plaire à la Vierge Marie  
Mon petit ange, allons dormir,  
allons dormir, allons dormir.  
 
Allons dormir et votre bonne  
Près de vous veillera toujours  
Du sommeil pur que Dieu vous donne  
Elle invoquera le secours.  
 
La Vierge qu’avec vous je prie  
Aussitôt fera grandir  
Allons dormir pour plaire à la Vierge Marie  
Mon petit ange, allons dormir,  
Allons dormir, allons dormir.  
 
Endormez-vous doux et tranquille  
Reposez-vous petit agneau  
Ne parlez pas, soyez docile  
Et demain vous serez bien beau.  
 
La Vierge que pour vous je prie  
Vous rendra les songes bien doux  
Endormez-vous pour plaire à la Vierge Marie  
Mon petit ange, endormez-vous,  
Endormez-vous, endormez-vous.  
 
 
DERNIER CHANT  
Elégie  
 
Paroles du Baron de MEYRONNET ST. MARC  
 
Elle meurt ma fiancée  
Elle meurt elle a seize ans  
J’ai pressé sa main glacée  
Fermé ses yeux expirants  
Que ferai-je d’une vie  
Brisée et sans avenir ?  
 
Ah la mort est une amie  
Pour la suivre il faut mourir  
Ah la mort est une amie  
Pour la suivre il faut mourir.  
 
Belle et tendre fleur aimée  
Doux parfum trop enivrant  
A peine éclose et tombée  
Sous un souffle dévorant  
Le Sylphe qui l’a cueillie  
Ne saurait me retenir.  
 
Ah la mort est une amie  
Pour la suivre il faut mourir  
Ah la mort est une amie  
Pour la suivre il faut mourir.  
 
Mais les sanglots sont stériles  
Et brisent en vain le cœur  
Je saurai rendre inutiles  
Les poursuites du malheur  
Ici bas tu m’es ravie  
Il me reste l’avenir.  
 
Ah la mort est une amie  
Pour la suivre il faut mourir  
Ah la mort est une amie  
Pour la suivre il faut mourir.  
 
 
CRUEL MOMENT  
Romance  
Extraite du Prisonnier en Crimée  
Opéra-Comique en 2 actes  
 
Paroles d’Auguste LAFORET  
 
Cruel moment trop pénible mystère  
Comment cacher mes tourments à mon père  
Mon trouble éclate malgré moi  
Quand de parler tout me fait une loi.  
 
Comme il trompait mon cœur avec adresse  
Comme sa voix près de lui, près de lui, m’attirait  
Il n’a pas su me garder sa promesse  
Un seul instant a trahi son secret.  
Mais si mon cœur a perdu sa tendresse  
Pourquoi mes yeux pleins de tristesse !  
Il faut le fuir ah! quel amer regret.  
 
Quand sur mon front malgré moi  
L’on peut lire l’amour secret  
L’amour qui cause mon malheur  
Et quand ma voix en ce jour doit tout dire  
Pourquoi cacher les désirs de mon cœur ?  
Mon père il faut terminer mon martyre  
Je l’aime trop pour le maudire  
Je l’aime, hélas! et je crois au bonheur.  
 
 
LE SOIR  
Nocturne à 2 voix  
 
au Comte Maxence de FORESTA  
 
Vois-tu dans la plaine  
L’ombre s’avancer  
On entend à peine  
La brebis bêler.  
Forêt du rivage  
Frais et doux bocage  
Sous ton toit d’ombrage  
Vient finir le bruit.  
Seule la voix tendre  
Du chantre des nuits  
Vient se faire entendre  
Quand le jour s’enfuit.  
 
Sur la cime des monts  
Tout prêt à disparaître  
Le jour sourit encor  
Aux fleurs qu’il a fait naître  
L’horizon par degrés  
Se teint d’un gris obscur  
Et la clarté s’éteint  
Sous un voile d’azur.  
 
Vois-tu dans la plaine  
L’ombre s’avancer  
On entend à peine  
La brebis bêler.  
Forêt du rivage  
Frais et doux bocage  
Sous ton toit d’ombrage  
Vient finir le bruit.  
Seule la voix tendre  
Du chantre des nuits  
Vient se faire entendre  
Quand le jour s’enfuit. 
 
 
LE FORBAN  
Marine  
 
Paroles de Charles CHAUBET  
 
à Monsieur Ernest GAUTIER  
 
Mer écumante 
Terrible amante  
Du forban tu fais le bonheur  
Mes jours de fêtes  
Sont les tempêtes  
Je chéris tes flots en fureur. 
 
Sur ta plaine aux vastes abîmes  
Je coule des jours, des jours fortunés  
L’océan m’apporte ses dîmes  
Comme à ses maîtres couronnés. 
 
Mer écumante 
Terrible amante  
Du forban tu fais le bonheur  
Mes jours de fêtes  
Sont les tempêtes  
Je chéris tes flots en fureur. 
 
Si des rois l’arrêt me condamne  
Je ris, je ris de leur bronze lointain  
Sur tes flots où fuit ma tartane  
Je trouve toujours mon butin. 
 
Mer écumante 
Terrible amante  
Du forban tu fais le bonheur  
Mes jours de fêtes  
Sont les tempêtes  
Je chéris tes flots en fureur. 
 
Souverain de la mer immense  
Partout mon nom, mon nom est redouté  
Et le tonnerre que je lance  
Défend au loin ma liberté. 
 
 
AU FIL DE L’EAU  
Duettino  
 
à Mme la Vsse du NODAY, née de COLBERT  
 
Ah ! que l’âme est ravie,  
Quand sous un ciel si beau  
On sent glisser sa vie  
Au fil de l’eau.  
 
Viens ma belle et quittons la rive  
Dans ma barque viens t’asseoir  
Allons nous mettre à la dérive  
Au gré du vent si doux ce soir.  
 
Penche ton front sur mon épaule  
Rêve et souris tandis que moi  
J’écarte la branche du saule,  
Qu’un souffle dirige vers toi.  
 
Ah ! que l’âme est ravie,  
Quand sous un ciel si beau  
On sent glisser sa vie  
Au fil de l’eau.  
 
Ainsi bercés sans bruit sur l’onde,  
Le sein ému, l’esprit rêvant,  
Nous songeons parfois qu’en ce monde  
Tout est rapide et décevant.  
 
Puisque notre amour est un vase  
Débordant de félicité,  
Faites mon Dieu que notre extase  
Dure encore une éternité.  
 
Ah que l’âme est ravie,  
Quand sous un ciel si beau  
On sent glisser sa vie  
Au fil de l’eau.